Pourquoi zapper les résolutions de janvier ?
- Justine Bassin
- 6 janv.
- 3 min de lecture
Le problème avec les “bonnes résolutions de janvier”, ce n’est pas toi. C’est le timing. On te vend l’idée que le 1er janvier, tu deviens une nouvelle personne : plus motivée, plus disciplinée, plus organisée. En réalité, tu es juste… la même, en plein hiver, fatiguée, avec peu de lumière et un corps qui a plutôt envie de ralentir qu’accélérer.
Janvier : un mois pour atterrir, pas pour se révolutionner
En hiver, le corps est naturellement plus en mode économie d’énergie. On dort souvent un peu plus, on a moins envie de sortir, moins d’élan pour se lancer dans mille projets. Ce n’est pas de la fainéantise, c’est juste un rythme biologique plus lent.

Forcer des énormes objectifs dans cette période (“courir 5 fois par semaine”, “changer toute mon alimentation”, “me lever à 5h tous les jours”) revient souvent à se mettre en échec direct. Tu n’as pas “manqué de volonté” : tu t’es juste fixé des attentes qui ne respectent ni ton énergie, ni la saison, ni ton contexte de vie.
Et si janvier servait à observer plutôt qu’à performer ?
Au lieu de transformer janvier en champ de bataille contre toi-même, tu peux en faire un mois d’observation. Un mois pour :
Regarder à quoi ressemble vraiment ta vie en ce moment : ton sommeil, ton niveau de stress, ton temps libre réel.
Noter ce qui te fait du bien (un peu de mouvement, une balade, cuisiner simple, ralentir les soirées écrans) sans chercher à “tenir un plan parfait”.
Te demander ce que tu veux vraiment améliorer cette année, sans t’engager tout de suite dans une transformation radicale.
Tu peux voir janvier comme une phase de préparation du terrain plutôt qu’un sprint. Tu plantes des petites graines d’habitudes, tu testes, tu ajustes. Rien n’a besoin d’être définitif.
Le rythme slow : préparer le printemps
Dans la nature, rien ne “commence” vraiment en janvier. Les graines sont en dormance, les arbres semblent inactifs, mais tout se prépare sous la surface. Le vrai élan revient avec le printemps : plus de lumière, plus de chaleur, plus d’envie de bouger, de sortir, d’essayer de nouvelles choses.
Pour toi, c’est pareil :
Janvier–février peuvent être tes mois “slow” : consolider tes bases (sommeil, alimentation simple, un peu de mouvement, moins de charge mentale).
Mars–avril peuvent devenir le moment où tu lances vraiment de nouveaux objectifs, quand ton énergie remonte et que le corps suit plus facilement.
Au lieu de te juger parce que “tu n’y arrives pas en janvier”, tu peux accepter que ce n’est peut‑être juste
pas le bon moment pour les grandes révolutions.
Des mini‑intentions plutôt que des grandes résolutions
Plutôt que de grandes résolutions rigides, tu peux poser des intentions souples pour l’hiver. Par exemple :
“Je veux sortir de chez moi un peu chaque jour, même 10 minutes.”
“Je veux avoir une soirée par semaine vraiment off, sans culpabiliser.”
“Je veux bouger mon corps 2–3 fois par semaine, même si c’est court et imparfait.”
Ce ne sont pas des promesses gravées dans le marbre, mais des directions. Tu avances petit à petit, en respectant ton énergie du moment. Et quand le printemps arrive, tu peux transformer ces intentions en objectifs plus concrets, plus ambitieux, parce que tu auras un socle : des habitudes déjà posées, une meilleure énergie, un corps moins épuisé.
En résumé, tu n’as pas besoin de “te refaire une vie” en janvier. Tu as le droit de vivre ce mois en mode slow, de te préparer doucement, et d’attendre le retour de la lumière pour lancer tes grands projets. C’est souvent plus durable, plus doux… et bien plus efficace.
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