Muscle, métabolisme et hormones : ce que personne n’explique
- Justine Bassin
- il y a 7 jours
- 3 min de lecture
En vrai, on parle tout le temps de “prendre du muscle”, de “booster son métabolisme”, de “réguler ses hormones”… mais on t’explique rarement comment tout ça se tient ensemble. Pourtant, c’est là que la magie opère : le muscle, ce n’est pas juste un truc pour avoir de jolies fesses ou des bras dessinés. C’est un véritable organe métabolique et hormonal, hyper actif, qui travaille pour toi 24h/24.
Le muscle, ce n’est pas que de la force !
On imagine souvent le muscle comme un simple moteur qui permet de bouger, pousser, tirer, sauter. En réalité, c’est aussi un tissu qui consomme énormément d’énergie et communique avec le reste du corps. Il joue aussi un rôle central dans la gestion du sucre sanguin en stockant et utilisant le glucose, ce qui protège de la résistance à l’insuline et du diabète de type 2.

Plus tu as de masse musculaire et plus tu bouges, plus ton corps gère facilement les repas riches en glucides et les variations caloriques du quotidien. À l’inverse, la perte de muscle (régimes yo‑yo, sédentarité) ralentit le métabolisme et fragilise la santé métabolique sur la durée.
Métabolisme : ton muscle comme allié anti “yo-yo”
On associe souvent le métabolisme au nombre de calories brûlées, mais c’est un peu réducteur. Ton métabolisme, c’est l’ensemble des réactions chimiques qui permettent à ton corps de vivre : produire de l’énergie, réparer, construire, détruire, s’adapter.
Quand tu fais un régime strict sans bouger, tu perds souvent du poids… mais tu perds aussi du muscle. Résultat : ton métabolisme ralentit. Tu manges moins qu’avant, mais ton corps consomme aussi moins. Et quand tu remanges “normalement”, le poids remonte plus vite, parfois au‑delà du point de départ, parce que tu as perdu le tissu le plus cher à entretenir : le muscle.
À l’inverse, quand tu construis un peu de masse musculaire, même sans changer radicalement ton poids sur la balance, tu deviens “plus chère” à entretenir pour ton corps. Tu peux te permettre un peu plus de flexibilité alimentaire, tu encaisses mieux les écarts, et tu es moins fragile face aux variations de calories ou d’activité.
Muscle et hormones : un dialogue permanent
Quand tu fais travailler tes muscles, ils libèrent des myokines, des petites molécules qui agissent comme des messagers entre tes muscles, ton cerveau, ton foie, ton tissu graisseux et ton système immunitaire. Certaines ont des effets anti‑inflammatoires, d’autres améliorent la sensibilité à l’insuline ou soutiennent la santé cérébrale, ce qui en fait un outil puissant pour la prévention des maladies chroniques.
Le renforcement musculaire régulier soutient également les hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes), la masse osseuse, l’énergie, la libido et la confiance en soi, tout en aidant le corps à mieux gérer le stress via une meilleure régulation du cortisol. Avec l’âge, conserver du muscle réduit le risque de chutes, de perte d’autonomie et de complications liées aux hospitalisations.
Pourquoi construire du muscle change tout
Avoir plus de muscle ne veut pas dire devenir “massive”, mais devenir plus forte, plus stable et plus résiliente. Une bonne masse musculaire :
Améliore la gestion du poids sans obsession calorique.
Limite l’accumulation de graisse abdominale liée à la résistance à l’insuline.
Protège la santé métabolique, cardiaque et osseuse sur le long terme.
Concrètement, investir dans ton muscle, c’est intégrer 2 à 3 séances de renforcement par semaine, avec des mouvements simples (pousser, tirer, s’accroupir, soulever, porter) et une alimentation suffisamment riche en protéines pour permettre au corps de construire du tissu musculaire.
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